jeudi 8 décembre 2011

Fête de l'Immaculée Conception





Ô Vierge Immaculée,
élue entre toutes les femmes
pour donner au monde le Sauveur,
servante fidèle du mystère de la Rédemption,
donnez-nous de répondre à l'appel de Jésus
et de le suivre sur le chemin de la vie
qui conduit au Père.

Vierge toute sainte,
arrachez-nous au péché,
transformez nos cœurs.

Reine des apôtres,
faites de nous des apôtres !
Qu'en vos mains toutes pures nous devenions
des instruments dociles et aimants
pour achever de purifier et de sanctifier
notre monde pécheur.

Partagez en nous le grave souci
qui pèse sur votre cœur maternel,
et aussi votre vivre espérance :
qu'aucun homme ne soit perdu.

Que la création entière puisse avec vous,
Ô Mère de Dieu, tendresse de l'Esprit Saint,
célébrer la louange de la Miséricorde
et de l'Amour Infini.

Saint Maximilien Kolbe (1894-1941)


dimanche 4 décembre 2011

Deuxième dimanche de l'avent






La promesse et le passeur.



C’est peut-être ainsi que l’on pourrait intituler ce deuxième dimanche de l’Avent.

La promesse, c’est le Royaume, ni plus ni moins. Le Royaume instauré par la présence du Messie, celui sur qui «repose l’esprit du Seigneur», comme le prophétise Isaïe dans la première lecture (Is 11,2).Célébrer le mystère de l’Incarnation, ce n’est pas uniquement se pencher avec tendresse vers l’enfant de la crèche, mais affirmer notre foi et notre espérance en l’avènement du règne de Dieu, règne de justice et de paix, véritable monde nouveau où «le loup habitera avec l’agneau» et «sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main» (Is 11,8-10).


Cette image est reprise comme en écho par le psaume qui prophétise l’avènement d’un roi grâce à qui «fleurira la justice, grande paix jusqu’à la fin des lunes» (Ps 71,7).La perspective de ce dimanche, dans la droite ligne du premier dimanche de l’Avent, est donc résolument universaliste : Dieu vient pour le monde entier, sa connaissance «remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer» (Is 11,9) ; il vient non seulement pour ceux à qui s’adresse en premier la promesse, «en raison de la fidélité de Dieu», comme l’explique saint Paul (Rm 15,8), mais encore pour les païens, «en raison de la miséricorde de Dieu» (15,9). Vraiment, «tout homme verra le salut de Dieu» (Lc 3,6 ; verset de l’alleluia). La promesse est là. Du côté de Dieu, tout est accompli. Il ne reste plus qu’à nous laisser inviter.


Le Royaume ne se donne qu’à ceux qui le désirent. Dans la Bible, le désir du Royaume est souvent caché derrière un autre mot : conversion. Aujourd’hui nous l’entendons, non sans vigueur, résonner dans la bouche d’une figure centrale du temps de l’Avent : Jean le Baptiste, le précurseur, le passeur, celui qui proclame dans le désert : «Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche !» (Mt 3,2). Dieu laisse à l’homme la liberté de le désirer.


C’est dans cette orientation de notre désir que consiste la conversion, bien plus qu’en une série d’efforts plus ou moins couronnés de succès. «Nous ne pouvons pas invoquer nos mérites, nous fait dire la prière sur les offrandes, viens par ta grâce à notre secours.» En ce dimanche, par la voix du Baptiste, nous sommes invités à la vérité. Il ne suffit pas de s’être mis en route, encore moins de se satisfaire du chemin parcouru, mais de «produire un fruit qui exprime notre conversion», c’est-à-dire «un fruit digne du repentir» (Mt 3,8).


«Cieux, répandez votre justice, que des nuées vienne le salut ! Console-toi, console toi, ô mon peuple, car bientôt viendra ton Sauveur et ton Roi. Pourquoi te laisses-tu consumer par la tristesse ? Parce que ta douleur t’a repris ? Je te sauverai, ne crains pas ! Car je suis ton Sauveur, ton Seigneur et ton Dieu, le Saint d’Israël, ton Berger, ton Rédempteur» (Liturgie de l’Avent).


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dimanche 27 novembre 2011

1er dimanche de l'Avent

Les deux avènements du Christ

Nous annonçons l'avènement du Christ : non pas un avènement seulement, mais aussi un second, qui est beaucoup plus beau que le premier. Celui-ci, en effet, comportait une signification de souffrance, et celui-là porte le diadème de la royauté divine.

Le plus souvent, en effet, tout ce qui concerne notre Seigneur Jésus Christ est double. Double naissance : l'une, de Dieu avant les siècles, l'autre, de la Vierge à la plénitude des siècles. Double descente : l'une, imperceptible comme celle de la pluie sur la toison, la seconde, éclatante, celle qui est à venir.

Dans le premier avènement, il est enveloppé de langes dans la crèche ; dans le second, il est revêtu de lumière comme d'un manteau. Dans le premier, il a subi la croix, ayant méprisé la honte ; dans le second, il viendra escorté par l'armée des anges, en triomphateur.

Nous ne nous arrêtons pas au premier avènement : nous attendons aussi le second. Comme nous avons dit, lors du premier : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, nous le répéterons encore pour le second ; en accourant avec les anges à la rencontre du Seigneur, nous lui dirons en l'adorant : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.

Le Sauveur ne viendra pas pour être jugé de nouveau, mais pour juger ceux qui l'ont traduit en jugement. Lui qui a gardé le silence lors du premier jugement, il rappellera leur crime aux misérables qui ont osé le mettre en croix, en disant : Voilà ce que tu as fait, et j'ai gardé le silence. Alors il est venu selon le dessein de miséricorde et il enseignait les hommes par persuasion. Mais, lors du second avènement, ils seront contraints de reconnaître sa royauté.

Le prophète Malachie a parlé des deux avènements. Soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez. Voilà pour le premier.

Et aussitôt il ajoute pour le second : ~ Le messager de l'Alliance que vous désirez, voici qu'il vient, le Seigneur tout-puissant. Qui pourra soutenir sa vue ? Car il est pareil au feu du fondeur, pareil à la lessive des blanchisseurs. Il s'installera pour fondre et purifier. ~

Saint Paul veut parler aussi de ces deux avènements lorsqu'il écrit à Tite : La grâce de Dieu s'est manifestée pour le salut de tous les hommes. C'est elle qui nous apprend à rejeter le péché et les passions d'ici-bas, pour vivre dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux, et pour attendre le bonheur que nous espérons avoir quand se manifestera la gloire de Jésus Christ, notre grand Dieu et notre Sauveur. Tu vois comment il a parlé du premier avènement, dont il rend grâce ; et du second, que nous attendons. ~

Donc, notre Seigneur Jésus Christ viendra du ciel. Il viendra vers la fin de ce monde, avec gloire, au dernier jour. Car la fin du monde arrivera et ce monde créé sera renouvelé.



SAINT CYRILLE DE JÉRUSALEM


samedi 26 novembre 2011

Entrons dans le temps de l'Avent!




Apprends-nous à attendre

"Apprends-nous, Seigneur, l’art d’attendre.

Nous vivons dans un monde de l’instantané.

Nous voulons tout avoir, tout de suite.

Pourtant, nous savons bien que rien de beau, rien de grand

Ne peut se faire sans le temps

Et sans l’espérance qui sait attendre.



Mon espérance est en Toi, Seigneur,

Parce que tu es ce qu’il y a de plus beau,

Ce qu’il y a de plus grand.

Au fond de mon temps, au creux de mon attente,

Quand le froid du monde veut tuer l’espérance,

Fais de moi un veilleur, Seigneur,

Quand la nuit se prolonge et m’engourdit,

Redis-mois « Veillez car Je suis Celui qui vient ».



lundi 21 novembre 2011

Célébrer la Mère de Dieu

Célébrer la Mère de Dieu


C’est à partir du Concile d’Ephèse (431) qui décerna à Marie le titre de «Theotokos» (Mère de Dieu) que le culte marial s’est instauré dans l’Église d’Occident. La première fête, fixée au 1er janvier, fut à Rome, celle de la Nativité de Marie ; mais elle fut supplantée par l’introduction à la fin du Ve siècle des quatre grandes fêtes du 2 février (Présentation au Temple), 25 mars (Annonciation), 15 août (Dormition) et 8 septembre (Nativité), alors même que deux seulement ont des appellations strictement mariales. La tradition a aussi toujours associé la figure de Marie aux liturgies de l’Avent et de Noël.

Pendant plusieurs siècles, l’Église romaine s’en tint ainsi aux «quatre Notre-Dame». Ce ne fut qu’à la fin du XIVe siècle que fut instituée la fête de la Visitation (commémorant la visite de Marie à sa cousine Élisabeth) et, un siècle plus tard, celle de la Conception de Marie (démarquée de ce que l’Église byzantine célébrait sous le nom de «Conception de sainte Anne»). D’autres fêtes mineures naquirent à la fin du Moyen Âge, parfois inspirées par les évangiles apocryphes, comme celle de la Présentation de Marie au Temple ; et aux temps modernes, telles la fête du Saint Nom de Marie (XVIIe siècle) ou celle du Rosaire ou de Notre-Dame du Mont-Carmel (XVIIIe siècle).

Tout en conservant l’essentiel de ces fêtes, la Concile Vatican II a voulu, selon l’explication de Paul VI, «introduire de façon plus organique, et en marquant davantage le lien qui les unit, la mémoire de la Mère dans le cycle annuel des mystères de son Fils» (Exhortation Marialis cultus 2).
Ainsi quelques fêtes secondaires ont été supprimées ; et deux des fêtes principales, celles de l’Annonciation du Seigneur et de la Présentation de Jésus au Temple, ont été rattachées, comme l’indique leur intitulé au cycle des fêtes du Seigneur.

Trois solennités sont désormais fêtées : la Maternité divine de Marie, le 1er janvier (qui retrouve ainsi l’ancienne fête romaine) ; la Conception immaculée de Marie, le 8 décembre ; et l’Assomption, le 15 août, qui célèbrent les deux derniers dogmes promulgués respectivement par Pie IX, en 1854, et Pie XII, en 1950.
Viennent ensuite deux fêtes : celles de la Nativité de Marie, le 8 septembre, et celle de la Visitation déplacée au 31 mai, avant la Nativité de Jean Baptiste, pour respecter la chronologie de Luc.
Enfin quatre mémoires sont obligatoires : la Présentation de Marie au Temple, le 21 novembre ; Notre-Dame des Douleurs, le 15 septembre, au lendemain de la Croix glorieuse ; Marie Reine, qui se célèbre le 22 août à la fin de l’octave de l’Assomption ; et Notre-Dame du Rosaire, le 7 octobre.
Des mémoires facultatives sont en lien avec des lieux de pèlerinage : Notre-Dame du Mont-Carmel, le 16 juillet, Notre-Dame de Lourdes, le 11 février, et la Dédicace de Sainte-Marie Majeure de Rome. La dernière fête le Cœur immaculé de Marie, au lendemain du Sacré-Cœur de Jésus.

Ainsi l’Église se confie-t-elle à la prière de la Mère de Dieu – «Accorde-nous, demande la prière d’entrée de la messe du 1er janvier, de sentir qu’intervient en notre faveur celle qui nous permit d’accueillir l’auteur de la vie, Jésus-Christ» – ; mais elle la présente aussi comme le modèle de notre prière : «Accorde-nous d’être dociles au souffle de l’Esprit, afin de pouvoir nous aussi comme elle te magnifier éternellement» (prière de la fête de la Visitation).


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mardi 1 novembre 2011

Fête des Tous les Saints



"La sainteté c'est la grâce de faire l



es plus humbles choses



sous le signe de l'éternité"



Raoul Forrereau






samedi 22 octobre 2011

Prions Jean Paul II




"L'essence de sa sainteté,

c'est un don total de soi à Dieu

et un accueil sans reserve du don de Dieu

A travers la consécration au Christ par Marie!"

P. Léthel François Marie